Le 1er jour : Vendredi 2 août 2002
Arrivés à l'aéroport de Dakar alors que le soleil se couchait, nous avons tout de suite eu droit à une chaleur moite très désagréable. Mais le plus étouffant était la foule qui se massait et se faisait pressante pour demander de l'argent. Notre séjour au Sénégal venait de commencer !!!
Le 2ème jour

La chaleur et les moustiques nous ont tous empêchés de dormir. En plus, le muezzin nous a réveillé à 5 heures du mat', sans oublier le bruit de la chasse d'eau, la porte qui ne ferme pas bien...
Après cette nuit quelque peu difficile, nous sommes partis visiter l'île de Gorée en compagnie d'Isabelle et Hubert [qui font partie du comité de jumelage de Bures-sur-Yvette]. Nous avons bien sûr visité l'incontournable Maison des Esclaves et l'indescriptible monument au centre de l'île (cf photo).
Le 3ème jour
Toujours avec Isabelle, Hubert, Moussa, notre chauffeur Lamine et son minibus, nous sommes allés au lac Rose.
Juste après avoir débarqué, nous nous faisons accoster par des vendeurs de sculptures et tableaux très pressants. Ils nous offrent "des cadeaux" (que nous rendrons après) contre la promesse de revenir.
Le lac Rose est en cette saison tout bleu. Il reste nénamoins très salé. Les hommes travaillent à l'extraction du sel et remplissent jusqu'à ras bord des barques que les femmes déchargent.
Le 4ème jour
Nous partons acheter le matériel pour la rénovation du fort. Les négociations se sont étalés sur la durée mais nous avons fait des économies sur les pots de peinture (le vendeur a dû aussi faire une bonne affaire).
Nous sommes partis ensuite pour la pointe des Almadies, très touristique. Bien sûr, Erwan a serré la main qu'un des vendeurs tendait et a disparu un quart d'heure avant qu'on ne vienne le chrcher. Il a néanmoins récupéré un cadeau.
--- Première parenthèse ---
Lors de nos trajets dans Dakar, nous avons été frappés par le nombre de personnes qui dormaient à même le sol dans les rues. Les talibés (= les orphelins) traînent dans les rues et nous en avons vu deux qui se battaient violemment à coups de boîtes de conserves sans que personne ne réagisse.
--- Deuxième parenthèse ---
N'envisagez pas de vivre à Dakar. C'est une ville monstre avec embouteillages à toute heure de la journée, détritus partout dans les rues...
--- Fin des parenthèses ---
Le 5ème jour : Mardi 6 août 2002

Lever à 4 heures du matin pour charger notre minibus. Direction Kolda en faisant un grand détour pour éviter la Gambie. On avait de l'essence (le diluant) et de la peinture sur le toit !
Le soleil n'a pas arrêté de taper pendant le trajet. Une petite particularité : le soleil est au nord et non au sud pendant pendant cette saison.
Le 6ème jour
Après avoir passé la nuit dans un hôtel de Kolda, nous avons repris la route, un peu moins fatigués.
La dernière partie du trajet n'est pas goudronnée mais pas trop inconfortable. Le bac de Sédhiou étant très fréquenté (et aussi très lent), on a dû attendre 1 heure 30 avant de pouvoir le prendre.
Arrivés enfin à Sédhiou, nous nous sommes installés au campement avant de prendre part au repas offert par le comité de jumelage.
Le Camp 2002 A Sédhiou
Le 7ème jour : Jeudi 8 août 2002

Après un réveil tardif, nous sommes allés prendre le petit déj' chez Ara qui habite à quelques pas du campement.
Nous sommes ensuite allés à la mairie voir M. Daffé. Nous y avons rencontré une Française, membre de l'ONG Enfance et Paix.
Ensuite, nous sommes allés à la Mission Catholique, juste à côté de notre campement. Nous avons discuté avec Soeur Thomasia et des chefs d'unité à propos de notre chantier.
Et pour clore la journée, nous avons assisté dans le fort à un concours de danse traditionnelle.
Le 8ème jour
Nous continuons nos visites officielles en allant chez le préfet.
Puis nous sommes partis à Bambaly. C'est un village de pêcheurs au bord de la Casamance. Nous avons assisté sur place à un magnifique coucher de soleil.
Le 9ème jour : Dimanche 11 août 2002
Nous assistons à la messe dans l'église juste à côté de chez nous. L'église est comme tous les dimanches remplie jusqu'au fond. Les chants sont très animés (surtout lorsqu'on est à côté de la chorale) avec des percussions.
Nous avons ensuite fait un tour au marché avec quelques achats de tissus. Puis nous sommes partis pour voir une fromagerie qu'on néatteindra pas car nous faisons quelques rencontres qui s'éternisent.
Fin de mon carnet de voyage
Je n'ai pas pu continuer le récit des jours suivants. En effet, j'ai eu une poussée de fièvre inexpliquée qui m'a cloué au lit pour quelques jours. Mais c'était plus de peur que de mal.
Néanmoins, je n'ai pas repris l'écriture. Je me suis sûrement habitué entre temps à une certaine inaction caractéristique du Sénégal. Voici ce qui me reste comme souvenirs...
La rénovation du fort
Nous nous sommes ensuite mis à l'ouvrage pour repeindre le fort avec les Scouts de Sédhiou. Le problème au Sénégal, c'est qu'on n'entretient pas les bâtiments. Les murs n'avaient été que peu restaurés depuis leur construction.
Nous avons donc grattés les murs avant de les peindre (1ère photo : l'état des murs en bas à gauche).

Les travaux se sont fait dans la bonne humeur. Ils se sont étalés dans le temps car on ne voulait pas finir trop vite. Le maire de Sédhiou avait encore beaucoup d'autres projets à nous faire faire !
A noter qu'une équipe télé a tourné un reportage sur le fort et qu'ils nous ont filmés.
Après environ 500 m
2 de peinture, le fort était un peu accueillant. Nous avons enlevé au passage tous les débris qui encombraient les pièces, fait partir des nids d'abeilles... bref le boulot d'entretien qui devrait être fait par la mairie.
Heureusement que les Scouts étaient là pour nous aider. Car ce n'est pas dans les habitudes des Sédhiois (surtout les hommes) de travailler. Ainsi, nous avions chaque jour à côté de nous, quelques personnes qui nous regardaient travailler, se permettant de donner des conseils tout en jouant au Scrabble. On sait miantenant pourquoi les Sénégalais sont champion du monde pour ce jeu !
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Sédhiou
En comparaison avec Dakar, Sédhiou est une ville très agréable. Les gens ne vous abordent pas pour vous vendre des bibelots. Tout le monde se dit 'bonjour'. Voilà pourquoi on peut mettre un quart d'heure pour parcourir une centaine de mètres.
Bien sûr, il reste le traditionnel 'toubab' que les enfants crient quand ils vous aperçoivent. Ca devient à la longue très énervant même si cela reste gentil.
Autre chose très énervante : le muezzin qui gueule à cinq heures du mat'.
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Chez Ara
Nous déjeunions pratiquement chaque jour chez Ara. Nous mangions donc casher à chaque repas.
Chez elle, nous pouvions aussi regarder la télé et nous y rencontrions les personnes que nous souhaitions voir.
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Village autour de Sédhiou, chez un des scouts
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Danse traditionnelle au fort
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